Remembrance of things past, sigh the lack of many a thing sought, wail my dear time’s waste sessions of sweet silent thought in two hundred forty one minutes

OE Ælfric Catholic Homilies: 2nd Ser. (Cambr. Gg.3.28) xx. 194 Hit is awriten be ðam yfelum timan. OE Anglo-Saxon Chron. (Laud) (Peterborough interpolation) anno 654 On his time þa comon togadere heo & Oswiu Oswaldes broðor cyningas. OE Laws of Edgar (Nero E.i) iv. ii. 208 Mine þegnas hæbben heora scipe on minum timan, swa hy hæfdon on mines fæder. OE tr. Defensor Liber Scintillarum (1969) ix. 96 Multi enim se credebant longo tempore uiuere : soðlice hi gelyfdon lange timan lybban. OE Wulfstan Last Days (Hatton) 134 Wa ðam wifum þe þonne tymað & on þam earmlican timan heora cild fedað. 1160 Anglo-Saxon Chron. (Laud) (Peterborough contin.) anno 1137 Nu we willen sægen sumdel wat belamp on Stephnes kinges time.

To describe it, À la recherche du temps perdu is an album I released last year in two thousand twenty one. Six lp records, twelve sides each about twenty minutes.

Total run time two hundred forty one minutes. The album is based around the novels by Proust, Valentin Louis Georges Eugène Marcel Proust, and is predicated on a few threads … The music of the novels, the music Proust (an avid music collector) had in his head and in his collection, the anthems of the Faubourg Saint-Germain. What music one might hear getting lost in Paris of the Belle Époque? The content includes twenty six composers and a Dixieland jazz band: Bartók, Bellini, Berg, Brahms, Caccini, Chausson, Chopin, Debussy, Delibes, Donizetti, Franck, Hahn, Jungmann, Louisiana Five, Lully, Ravel, Saint-Saëns, Satie, Schoenberg, Schubert, Schumann, Scriabin, Strauss, Tchaikovsky, Verdi, Wagner and Weber.

The primary impetus for the album came from my truck.

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He had suddenly perceived, where it was trying to surge upwards in a flowing tide of sound, the mass of the piano-part, multiform, coherent, level, and breaking everywhere in melody like the deep blue tumult of the sea

Or quand le pianiste eut joué, Swann fut plus aimable encore avec lui qu’avec les autres personnes qui se trouvaient là. Voici pourquoi :

L’année précédente, dans une soirée, il avait entendu une œuvre musicale exécutée au piano et au violon. D’abord, il n’avait goûté que la qualité matérielle des sons sécrétés par les instruments. Et ç’avait déjà été un grand plaisir quand au-dessous de la petite ligne du violon mince, résistante, dense et directrice, il avait vu tout d’un coup chercher à s’élever en un clapotement liquide, la masse de la partie de piano, multiforme, indivise, plane et entrechoquée comme la mauve agitation des flots que charme et bémolise le clair de lune. Mais à un moment donné, sans pouvoir nettement distinguer un contour, donner un nom à ce qui lui plaisait, charmé tout d’un coup, il avait cherché à recueillir la phrase ou l’harmonie — il ne savait lui-même — qui passait et lui avait ouvert plus largement l’âme, comme certaines odeurs de roses circulant dans l’air humide du soir ont la propriété de dilater nos narines. Peut-être est-ce parce qu’il ne savait pas la musique qu’il avait pu éprouver une impression aussi confuse, une de ces impressions qui sont peut-être pourtant les seules purement musicales, inétendues, entièrement originales, irréductibles à tout autre ordre d’impressions. Une impression de ce genre, pendant un instant, est pour ainsi dire sine materia. Sans doute les notes que nous entendons alors tendent déjà, selon leur hauteur et leur quantité, à couvrir devant nos yeux des surfaces de dimensions variées, à tracer des arabesques, à nous donner des sensations de largeur, de ténuité, de stabilité, de caprice. Mais les notes sont évanouies avant que ces sensations soient assez formées en nous pour ne pas être submergées par celles qu’éveillent déjà les notes suivantes ou même simultanées. Et cette impression continuerait à envelopper de sa liquidité et de son « fondu » les motifs qui par instants en émergent, à peine discernables, pour plonger aussitôt et disparaître, connus seulement par le plaisir particulier qu’ils donnent, impossibles à décrire, à se rappeler, à nommer, ineffables — si la mémoire, comme un ouvrier qui travaille à établir des fondations durables au milieu des flots, en fabriquant pour nous des fac-similés de ces phrases fugitives, ne nous permettait de les comparer à celles qui leur succèdent et de les différencier. Ainsi à peine la sensation délicieuse que Swann avait ressentie était-elle expirée, que sa mémoire lui en avait fourni séance tenante une transcription sommaire et provisoire, mais sur laquelle il avait jeté les yeux tandis que le morceau continuait, si bien que, quand la même impression était tout d’un coup revenue, elle n’était déjà plus insaisissable. Il s’en représentait l’étendue, les groupements symétriques, la graphie, la valeur expressive ; il avait devant lui cette chose qui n’est plus de la musique pure, qui est du dessin, de l’architecture, de la pensée, et qui permet de se rappeler la musique. Cette fois il avait distingué nettement une phrase s’élevant pendant quelques instants au-dessus des ondes sonores. Elle lui avait proposé aussitôt des voluptés particulières, dont il n’avait jamais eu l’idée avant de l’entendre, dont il sentait que rien autre qu’elle ne pourrait les lui faire connaître, et il avait éprouvé pour elle comme un amour inconnu.

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